Auteurs
Abdelaziz M., Rizzini A. L., Bortolotto T., Rocca G.i T., Feilzer A., Garcia-Godoy F., Krejci I.
Titre
Comparaison de différentes options de prétraitement de l’émail pour l’infiltration de lésions carieuses naturelles non cavitaires.
Journal
American Journal of Dentistry 29(1):3-9, 2016
Lien
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27093769/
Résumé
RÉSUMÉ Objectif : Comparer deux types de prétraitements de l’émail et leur effet sur l’efficacité de pénétration d’un adhésif monocomposant dans des lésions carieuses naturelles. Méthodes : Huit molaires et prémolaires humaines extraites présentant des lésions interproximales non cavitaires ont été sélectionnées. Le code ICDAS 1-2 a été évalué par analyse visuelle, microscopique, radiographique et avec Diagnocam. Les échantillons ont été sectionnés verticalement à travers la zone de déminéralisation pour obtenir deux lésions symétriques (n = 16). Après avoir isolé les surfaces coupées avec du vernis à ongles, les surfaces des moitiés de lésions appariées ont été prétraitées selon deux techniques : Groupe 1 : surfaces abrasées avec des bandes métalliques fines recouvertes de diamant (Steelcarbo), puis gravées à l’acide phosphorique à 37 % (Omni-etch, 120 secondes). Groupe 2 : surfaces gravées à l’acide chlorhydrique à 15 % (Icon-etch, 120 secondes). Toutes les dents ont été colorées avec une solution de rhodamine isothiocyanate (RITC, 12 heures), puis conservées dans une chambre sèche (3 heures). Les échantillons ont été imprégnés d’un adhésif monocomposant (Scotchbond Universal) pendant 180 secondes, recouverts d’une fine couche de composite fluide (Tetric Flow) et photopolymérisés. Le colorant non encapsulé a été éliminé par immersion dans du peroxyde d’hydrogène à 30 % pendant 12 heures à 37°C. Les pores restants ont été colorés avec une solution de fluorescéine sodique. Des coupes fines des dents ont été observées en microscopie confocale et analysées informatiquement (ImageJ). Le pourcentage de pénétration a été calculé : (zone de pénétration de la résine / zone totale de déminéralisation) × 100. Résultats : Le prétraitement avec bande métallique recouverte d’oxyde d’aluminium suivi d’acide phosphorique à 37 % a montré une infiltration plus importante (51,7 % ± 12,2) dans presque tous les échantillons par rapport au prétraitement avec acide chlorhydrique à 15 % seul (22,1 % ± 13,2). L’analyse statistique par t-test a montré une différence significative entre les deux groupes (P = 0,011).

